header-photo

Séminaire de Mazenod

LA COMMUNAUTE OBLATS A CAMP-PERRIN
MAZENODPETIT-SÉMINAIRE COLLÈGE DE MAZENOD:


En 1945, suite à une situation décevante qui porta Mgr. Jean Louis Collignon OMI, Evêque des Cayes, à demander à ses confrères Oblats d'ouvrir le petit séminaire de Mazenod le premier du pays pour accueillir les 15 jeunes qui avaient fait leur demande d'entrer au Séminaire et pour qui, il n'y avait pas de places à l'école apostolique de Port-au-Prince

 
UN DEBUT TRES MODESTE 
MAZENOD AUJOURD'HUI

MAZENOD a eu un début très modeste : quelques maisons en chaume, un corps professoral de 3 prêtres, 3 religieuses qui les secondent, un personnel de service de 6 membres, 15 jeunes séminaristes et 4 postulants frères. Il ne fallait pas plus à ces prêtres au courage héroïque et à la foi invincible pour réussir l'entreprise. Les trois prêtres : le père Égide Beaudouin OMI, directeur, le père Henri Langlais OMI et le père René Moreau OMI, unis comme les cordes d'une même lyre, se sont mis tout de suite à la tâche. Sur eux et sur les 15 petits bouts d'homme devait s'édifier le premier petit séminaire d'Haïti. Il leur fallait bien modeler les pionniers et tracer une bonne tradition qui puisse servir aux années à venir. Ils y ont mis le prix et nous en avons eu tout. Ces trois figures de proue ont laissé leurs empreintes dans le coeur de chacun des 15, mais le nom du Père René Moreau (ses bienfaits pour les 50 ans de vie accordés à MAZENOD) est tellement associé à l'histoire de MAZENOD que l'océan passerait sans pouvoir en pâlir l'éclat. Les premiers petits séminaristes n'ont pas toujours eu à MAZENOD le strict nécessaire. Tout le monde mettait la main pour faire marcher le train. Chacun avait son petit lopin de terre qu'il cultivait en légumes pour la cuisine. Deux fois, par semaine, on faisait le grand ménage des locaux et le sarclage de la cour. L'ordre, la propreté devaient régner partout et nous en étions les artisans.

Mazenod se rend attentif aux besoins du temps présent et solidaire avec l'ensemble de la famille humaine. En 1972,  Il a ouvert ses portes aux jeunes filles et des jeunes gens Camperinois pour revoit le pain de l’instruction.

On peut donc s'imaginer ce que serait le sort de l'Église d'Haïti actuellement, si MAZENOD n avait pas existé. Les pays réputés à vocations missionnaires, tels la France, le Canada qui nous pourvoyaient en prêtres, en religieux, religieuses ont vu leurs sources taries. Ils sont bien obligés aujourd'hui de nous fermer la vanne qui nous alimentait. Gloire soit rendue à MAZENOD ! Gloire à Mgr. Jean Louis Collignon OMI qui, dans sa vision prophétique, avait perçu que la meilleure insertion de l'Église dans la réalité haïtienne était de promouvoir le clergé autochtone ! Quand vint le moment de la construction de ces bâtiments qui sont aujourd'hui la fierté de MAZENOD, chacun y allait de bon coeur. Tel s'engageait dans le transport des matériaux (roches, tufs, sable, graviers et eau) ; tel autre travaillait comme manoeuvre à côté des ouvriers. MAZENOD, pour toutes les promotions qui y ont investi leur courage, leur peine, leur sueur et leur sang, est un peu, une partie d'elles-mêmes. Aussi, chacun des Anciens y revoient-ils MAZENOD toujours avec délices. Chaque bâtiment, chaque pierre, chaque arbre a une anecdote à lui rappeler. Cela exhorte les jeunes à prendre conscience de la fonction primordiale qu'est celle de l'éducateur et à être prêts à l'assumer avec courage et générosité." Nous devons. aujourd’hui, exprimer notre profonde gratitude envers les prêtres, religieux, religieuses et laïcs qui, en se donnant eux-mêmes se consacrent à la tâche primordiale de l'éducation et de l'enseignement dan les écoles de tous genres et de tous niveaux.